Auteur
Abbé Prévost
Romancier, historien, journaliste, traducteur et homme d’Église français
- Naissance
- 1 avril 1697, Hesdin
- Décès
- 25 novembre 1763, Courteuil
- Nationalité
- France
- Profession
- Écrivain ou écrivaine, journaliste, historien ou historienne, traducteur ou traductrice et romancier ou romancière
Vie et œuvre
L’abbé Antoine François Prévost [pʁevo], dit l'abbé Prévost, né le 1er avril 1697 à Hesdin et mort le 25 novembre 1763 à Courteuil, est un romancier, historien, journaliste, traducteur et homme d'Église français.
Jeunesse et formation
Fils de Liévin Prevost (1666-1739), avocat au Parlement, conseiller et procureur du roi au bailliage d’Hesdin, lui-même fils d’un maître brasseur, Prévost fait des études au collège d’Hesdin où il est remarqué par les jésuites qui l’envoient, avec son frère Liévin-Norbert, au noviciat du collège d'Harcourt à Paris, peut-être dès 1712 ou 1713. Les Pères, l’ayant surpris à travailler à un ouvrage profane, l’auraient congédié en 1714. Sur le chemin de Rome pour demander au pape de le réintégrer dans l’Ordre, il aurait rencontré un officier qui l’aurait persuadé de s’engager dans l'armée. Bientôt déserteur, il s’enfuit en Hollande où il tient un café. Il aurait profité de l’amnistie générale proclamée par le duc d’Orléans en 1716 pour rentrer en France et entamer, le 11 mars 1717, un second noviciat chez les jésuites à Paris, avant d’être envoyé terminer sa philosophie au collège de La Flèche avant de s’enfuir de nouveau, après avoir été surpris à composer les Mémoires d’un homme de qualité, avant la fin de son noviciat, à la fin de 1718 ou au début de 1719, pour s’engager à nouveau dans l’armée, cette fois comme officier dans la campagne de Catalogne. En juin 1719, la guerre finie, il disparaît de nouveau, peut-être en Hollande.
Au cours de l’été 1720, il entre chez les bénédictins de l’abbaye de Jumièges, avant de prononcer ses vœux le 9 novembre 1721 selon la stricte règle réformée de Saint-Maur et d’être envoyé, un an, à l’abbaye de Saint-Ouen se former aux méthodes de l’édition savante sous Dom Charles de La Rue. En 1721, il donne le manuscrit des Aventures de Pomponius, chevalier romain, roman à clé et satire anti-jésuite sous couvert de récit antiquisant, à un éditeur rouennais avant de le reprendre. Envoyé en 1722 à l’abbaye du Bec-Hellouin faire ses trois ans de théologie suivis d’une année d’exercices spirituels, on le retrouve, l’année suivante, à l’abbaye de Fécamp, avant de passer, une année plus tard à l’abbaye de Sées, où il commence à retravailler une traduction de l’Historia mei temporis du président de Thou. En 1724, l’éditeur Valat d’Amsterdam publie les Aventures de Pomponius, chevalier romain, dont on lui a envoyé le manuscrit de Paris. En 1726, il est ordonné prêtre par Pierre Sabatier et part enseigner les humanités au collège Saint-Germer d’où il s'en va prêcher un an à Évreux. Rallié, bon gré mal gré, à la bulle Unigenitus, en 1727, il participe officiellement à la rédaction de la Gallia Christiana, un monumental ouvrage collectif des bénédictins, à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, mais travaille en réalité aux Mémoires et aventures d’un homme de qualité dont il dépose le manuscrit des deux premiers tomes à la censure le 15 février 1727. En 1728, il obtient une approbation pour les deux premiers tomes des Mémoires et aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré du monde. Dans le courant de la même année, il entreprend de demander son transfert dans une branche moins stricte de l’ordre de Saint-Benoît mais échouant à l’obtenir, il quitte son monastère sans autorisation. Frappé d’une lettre de cachet, il s’enfuit à Londres. Il devient précepteur de Francis Eyles, fils d'un sous-gouverneur de la South Sea Company; il visite avec lui le sud de l'Angleterre. Ayant séduit et tenté d'épouser la fille de J. Eyles, il est obligé de quitter Londres à la fin de 1730.
Texte: “Antoine François Prévost”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.
Collection
Livres de Abbé Prévost
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