Auteur
Alain-Fournier
Écrivain français
- Naissance
- 3 octobre 1886, La Chapelle-d'Angillon
- Décès
- 22 septembre 1914, Les Éparges
- Nationalité
- France
- Profession
- Écrivain ou écrivaine et romancier ou romancière
- Œuvres principales
- Le Grand Meaulnes
Vie et œuvre
Alain-Fournier, de son vrai nom Henri Fournier, né le 3 octobre 1886 à La Chapelle-d'Angillon (Cher) et mort au combat le 22 septembre 1914 à Saint-Remy-la-Calonne (Meuse), est un écrivain français.
Son œuvre la plus marquante, restée célèbre, est Le Grand Meaulnes (1913), son unique roman achevé.
Il figure sur la liste des personnes citées au Panthéon de Paris.
Enfance et famille
Henri Alban Fournier naît le 3 octobre 1886 à La Chapelle-d'Angillon, chef-lieu de canton du département du Cher, à 32 km au nord de Bourges.
Son père, Augustin Fournier (1861-1933), habituellement appelé Auguste, jeune instituteur, vient d'être nommé à Marçais, où le petit Henri vit ses cinq premières années. Sa mère, Marie-Albanie Barthe (1864-1928), est également institutrice.
Il vit l'essentiel de son enfance à Épineuil-le-Fleuriel, tout au sud du département. Il y sera, sept ans durant, l'élève de son père et aura pour compagne de jeux et de lectures sa sœur Isabelle (1889-1971).
Dans une lettre à ses parents du 20 mars 1905, évoquant « la classe où entraient […] tout le soleil doux et tiède de cinq heures, toute la bonne odeur de la terre bêchée », il ajoute: « Tout cela, voyez-vous, pour moi c’est le monde entier ». Les trois quarts des chapitres de son futur roman auront pour cadre « Sainte-Agathe » et ses environs qui ressemblent à s’y méprendre au petit village de son enfance heureuse.
Années de lycée
À douze ans, Henri part pour Paris, où il commence ses études secondaires au lycée Voltaire, récoltant presque tous les prix. Rêvant d’« être marin pour faire des voyages », il convainc ses parents, en septembre 1901, qu'il lui faut aller à Brest préparer le concours d’entrée à l’École navale: l’expérience sera trop rude et il y renoncera quinze mois plus tard. C’est au lycée de Bourges qu’il prépare le baccalauréat; il l’obtient, sans mention, en juillet 1903. Comme beaucoup de jeunes provinciaux, comme Péguy et Giraudoux avant lui, il va poursuivre des études supérieures de lettres au lycée Lakanal à Sceaux — « l’internat des champs » — de 1903 à 1906, puis au lycée Louis-le-Grand de Paris, où il prépare le concours d'entrée à l'École normale supérieure. C'est au lycée Lakanal qu'il rencontre Jacques Rivière, avec lequel il se lie d'une amitié profonde. Celui-ci étant reparti à Bordeaux en 1905, il entretient avec lui une correspondance presque quotidienne qui sera publiée en 1928. Jacques Rivière épousera sa jeune sœur Isabelle en 1909.
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