Portrait de Arrigo Boito
Photo: auteur inconnu · Wikimedia Commons

Auteur

Arrigo Boito

Compositeur italien

Naissance
24 février 1842, Padoue
Décès
10 juin 1918, Milan
Nationalité
Royaume d'Italie
Profession
Librettiste, compositeur ou compositrice, poète ou poétesse, journaliste et scénariste
Mouvement
Scapigliatura
Œuvres principales
Nerone · Mefistofele

Vie et œuvre

Arrigo (ou Enrico) Boito, né le 24 février 1842 à Padoue (Lombardie-Vénétie dans l'empire d'Autriche) et mort le 10 juin 1918 à Milan (Italie), est un compositeur, romancier et poète italien, connu surtout pour ses livrets d'opéra et pour son drame lyrique, Mefistofele.

Biographie

Arrigo Boito qui, sur le modèle de Stendhal (Henri Beyle), transforme son prénom d'Enrico en Arrigo, est issu d'une famille intellectuelle de Padoue passionnée d'art et de culture. Son père est miniaturiste. Sa mère, née comtesse Josefa Radolinska, est d'origine polonaise. Il évolue dans le cercle de la scapigliatura milanaise, mouvement littéraire et artistique très éclectique, né en Lombardie à la fin du XIXe siècle, qui rejette tout dogme esthétique. Il étudie le violon, le piano et la composition au Conservatoire de Milan entre 1855 et 1860. En 1860, alors que l'Italie vit les heures cruciales de son unification, il compose avec son ami Franco Faccio une cantate patriotique Il quattro Giugno ainsi qu'un drame musical Le Sorelle d'Italia et s'engage sous la bannière de Garibaldi. En récompense, les deux jeunes auteurs compositeurs obtiennent du roi Victor-Emmanuel II une bourse pour voyager durant deux ans à l'étranger. Boito choisit de séjourner à Paris. Il y découvre la nouvelle musique française, notamment Berlioz et Meyerbeer, et est présenté à Rossini. C'est aussi l'époque où Wagner triomphe dans les milieux littéraires parisiens. Boito est parfaitement francophone.

De retour à Milan, Boito s'attelle à son premier opéra, Mefistofele, dont il écrit à la fois la musique et le livret qui suit de façon très fidèle le texte du Faust de Goethe. Créée à la Scala de Milan sous sa direction orchestrale le 5 mars 1868, cette œuvre rompt avec la tradition italienne du bel canto. Familier des œuvres de Shakespeare – qu'il traduit en italien – et du théâtre élizabéthain, il se passionne aussi pour les philosophes allemands, particulièrement Nietzsche et Schopenhauer. Pour Boito, qui se voit autant comme écrivain que comme musicien, la musique doit épouser fidèlement le livret et non les demandes des interprètes: l'œuvre littéraire doit être au centre du théâtre lyrique. La première est un échec et l'opéra aussitôt retiré de l'affiche. Boito remanie l'œuvre qu'on rejoue à Bologne en 1875, cette fois avec succès, puis à Hambourg, à Londres (en italien) et à Boston (en anglais) en 1880, à Bruxelles (en français) en 1883 et enfin à Paris en 1919.

Texte: “Arrigo Boito”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Arrigo Boito

1 livre