Portrait de Arthur Symons
Photo: Coburn, Alvin Langdon, 1882-1966 -- Photographer · Wikimedia Commons

Auteur

Arthur Symons

Poète, essayiste, critique d'art et traducteur britannique

Naissance
28 février 1865, Milford Haven
Décès
22 janvier 1945, Wittersham
Nationalité
Royaume-Uni
Profession
Poète ou poétesse, écrivain ou écrivaine, critique littéraire, traducteur ou traductrice et historien ou historienne de l'art

Vie et œuvre

Arthur William Symons, né le 28 février 1865 à Milford Haven (Pays de Galles) et mort le 22 janvier 1945, est un poète, essayiste, critique d'art, et traducteur britannique.

Biographie

Arthur Symons est le fils d'un pasteur originaire de Cornouailles, qui lui prodigue dans un premier temps une éducation privée. Le jeune-homme est très tôt déterminé à devenir écrivain. En étudiant libre, il fréquente l'université d'Oxford, et suit les cours de Walter Pater dont le modèle critique et esthétique aura sur lui une influence déterminante.

Très jeune, il se rend à Londres, passionné de livres anciens et de poésie. En 1884-1886, il travaille pour l'éditeur Bernard Quaritch (en), un spécialiste de l'histoire de l'édition, qui souhaitait produire les Shakespeare Quarto Facsimiles, c'est-à-dire la réimpression à l'identique des premières éditions des œuvres de William Shakespeare. Les trois années qui suivent, Symons travaille de même sur, cette fois, l'édition établie par Henry Irving de sept pièces de Shakespeare. Entre-temps, il fait paraître son premier ouvrage, un essai sur le poète Robert Browning (1886), puis deux études annotées, sur Leigh Hunt et Philip Massinger (1887), pour le compte de Havelock Ellis. Il collabore à l'Universal Review.

En 1889, il publie son premier recueil de poésie, Days and Nights, très marqués par Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé et Paul Verlaine; avec ce dernier, qui le traduira en français, Symons établira une correspondance assidue. Plus tard, Symons traduira ces trois poètes en anglais. En 1891, Symons devient correspondant pour la revue Athenaeum dirigée par Norman MacColl (en). Il écrit également pour la Saturday Review (1894) où il croise Frank Harris et Oscar Wilde, ainsi que pour The Bibelot (en), Le Magazine international (1894-1897). C'est à cette époque qu'il intègre l'équipe éditoriale de The Yellow Book, revue littéraire qui va marquer cette décennie. Symons produit toujours plus de poèmes, adhérant au Rhymers’ Club (en) où se retrouvent entre autres William Butler Yeats, Ernest Rhys, George Moore, Lionel Johnson (en), Richard Le Gallienne et Ernest Dowson. En 1896, Aubrey Beardsley, Leonard Smithers et lui décident de fonder leur propre revue, The Savoy; le scandale les rattrape quand Symons souhaite faire redécouvrir au public l’œuvre de William Blake, provoquant une polémique auprès des librairies conservatrices Smith and Son, qui refusèrent de distribuer la revue. L'éditeur Leonard Smithers est connu des services de police pour publier des ouvrages licencieux. Symons fréquente l'Hotel Café Royal (en) de Londres, qui est à cette époque le rendez-vous des artistes, poètes, acteurs, excentriques et demi-mondaines: son recueil London Nights (1895) en traduit bien l'atmosphère particulière.

Texte: “Arthur Symons”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Arthur Symons

9 livres