Benedetto Croce, né le 25 février 1866 à Pescasseroli dans la province de L'Aquila et mort le 20 novembre 1952 à Naples, est un philosophe, historien, écrivain et homme politique italien, refondateur du Parti libéral italien en 1943.
Biographie
Continuateur de la pensée de Hegel, influencé par Antonio Labriola, mais proche également de Giambattista Vico et de Wilhelm von Humboldt, Croce a, dans un premier temps, soutenu le gouvernement fasciste italien de Mussolini arrivé au pouvoir en 1922. Il semble que ce soit l’assassinat par le Parti fasciste et les Chemises noires du socialiste Giacomo Matteotti en juin 1924 qui a provoqué un revirement dans le soutien de Croce à Mussolini. Il s'oppose dès lors au fascisme, et, de fait, à l'engagement de son ancien collaborateur Giovanni Gentile. Il rédige en 1925 le Manifeste des intellectuels antifascistes, en réponse au Manifeste des intellectuels fascistes de Gentile, publié peu auparavant. Son opposition opiniâtre au naturalisme et au scientisme positiviste l'amène très tôt à condamner la pensée raciale et les différentes formes du racisme. Les thèmes principaux de son œuvre sont l'esthétique et la philosophie de l'histoire (dite aussi historicisme). Il rapprocha l'esthétique de la philosophie du langage et le néo-hégélianisme.
En politique, Benedetto Croce est ministre de l'Instruction publique en 1920-1921 dans le cabinet du libéral Giovanni Giolitti, ministre sans portefeuille des gouvernements du Comité de libération nationale, en 1944, et, devenu président du Parti libéral italien par lui fondé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il est élu à l'Assemblée constituante de la République italienne (25 juin 1946 - 31 janvier 1948).