Cesare Cantù (né le 5 décembre 1804 à Brivio et mort le 11 mars 1895 à Milan) est un écrivain, un historien et un homme politique italien. De parti de position romantique, Cesare Cantù se porte ensuite (1848) sur des positions cléricales. En particulier, il adhère à la thèse du néoguelfisme.
Biographie
Cesare Cantù est né à Brivio, petite bourgade du Milanais située sur l'Adda, en 1804, d’une famille bourgeoise. Dès l’âge de dix-huit ans il fut nommé professeur de belles-lettres à Sondrio; de là il passa à Côme, et ensuite à Milan. Les idées libérales développées dans ses écrits, et surtout dans son Histoire de la Lombardie au XVIIe siècle, le rendaient suspect au gouvernement autrichien. À cause de ses positions idéologiques anti-autrichiennes, Cantù fut incarcéré entre 1833 et 1834. Depuis cette époque il a quitté l’enseignement, et il vit à Milan, célibataire, au milieu de sa famille, et dans l’aisance qu’il s’est acquise par ses travaux littéraires.
En 1848, il fit partie du gouvernement provisoire de Milan, mais dut s'enfuir après la retraite de l'armée piémontaise. En 1859 il fut élu député au Parlement italien. Il y combattit notamment l'institution du mariage civil (janvier 1865).
Cesare Cantù a publié près de 250 ouvrages littéraires, poétiques, critiques, mais surtout historiques. Ses Lectures pour la jeunesse, son Histoire de cent ans et son Histoire des Italiens, obtinrent un énorme succès en Italie. Ses principaux ouvrages ont été traduits en français, mais le plus connu de tous en France est son Histoire Universelle, qui parut à Turin, 1855-1842, 35 vol. in-8°. Cesare Cantù y a déroulé synchroniquement l'histoire du monde, les civilisations, les révolutions, les littératures, les sciences et les arts. L’éditeur Pomba, à Milan, en fit successivement sept éditions en divers formats. La première édition, en trente-cinq volumes in-8°, a eu deux tirages successifs à un très grand nombre d’exemplaires. Une édition in-16°, tirée à trois mille exemplaires, fut rapidement enlevée, et l’éditeur a publié à la fin de l’année 1847, le prospectus de la septième édition remaniée par l’Auteur. On annonçait en même temps deux éditions à Palerme et trois à Naples. Indépendamment de ces éditions en langue italienne, l’ouvrage de Cantù a été traduit en français sur la septième édition par Eugène Aroux et Pier Silvestro Leopardi, et publié à Paris, par Firmin Didot (1845-1852, 19 vol. in-8°), et à Bruxelles, par Walhen, qui y a ajouté des illustrations; Hurter de Schaffhouse et Manz de Ratisbonne en ont donné chacun une édition allemande; il a même été traduit en espagnol à La Havane.