Auteur
Champfleury
Journaliste, critique d'art, romancier-feuilletonniste français, conservateur du Musée de céramique de Sèvres
- Naissance
- 10 septembre 1821, Laon
- Décès
- 6 décembre 1889, Sèvres
- Nationalité
- France
- Profession
- Écrivain ou écrivaine, romancier ou romancière, critique littéraire, critique d'art et journaliste
- Mouvement
- Réalisme
- Œuvres principales
- Les Bourgeois de Molinchart · Le Réalisme · Les Chats · Les Souffrances du professeur Delteil
Vie et œuvre
Jules François Félix Husson, dit Fleury, dit Champfleury, né le 17 septembre 1821 à Laon et mort le 6 décembre 1889 à Sèvres, est un journaliste, critique d’art et de littérature, nouvelliste et romancier français.
Lié d'amitié à Victor Hugo et Gustave Flaubert, il s’est attiré l'hostilité des frères Goncourt, dont il a stigmatisé le « maniérisme ». Ceux-ci se sont vengés de ses attaques en lui reprochant une orthographe approximative et un « manque de style », allant jusqu'à le caricaturer dans leur roman Charles Demailly, consacré aux milieux intellectuels de leur temps.
Enfance, famille et formations
Fils de l’épicière Mélanie-Joséphine Duflot et du secrétaire de mairie Pierre-Antoine Husson-Fleury, il est le dernier de trois enfants et appartient à cette petite bourgeoisie d’employés et de commerçants qui s’est développée sous la Restauration, à Paris comme en province. Élève peu brillant, le jeune homme fréquente le collège de Laon de 1830 à 1834.
Jugeant les matières scolaires inefficaces, Jules Husson s'est forgé sa propre culture, grâce notamment à l'essor de l'illustration, des journaux et de la littérature. Cela lui aurait permis de nourrir son esprit et ses ambitions culturelles mieux que ne l’aurait fait l’école. Devenu quasi autodidacte, il publie, à partir de 1845, des nouvelles ironiques (« Chien-Caillou », « Pauvre Trompette », « Feu Miette ») qui jouent de la caricature. Ses nouvelles seront plus tard louées par Hugo et Courbet. Ceux-ci le proclament « réaliste ».
Comme de nombreux jeunes gens ambitieux, il monte à Paris, à l’âge de dix-sept ans. Le jeune homme est alors commis-libraire chez Legrand, quai des Grands-Augustins, et commence à fréquenter les milieux artistiques. Ce premier séjour est assez bref, car il est rappelé à Laon par son père, qui avait quitté son poste à la mairie en 1838 et acheté en janvier 1841 Le Journal de l'Aisne. Il contribue alors, en qualité de commis, à la gestion familiale de cette publication dont son frère ainé, l'érudit Édouard Fleury, est le rédacteur. Il ne pourra retourner à Paris qu’en mars 1843, date à laquelle s’établit alors définitivement dans la capitale, où i travaille avec acharnement pour y occuper une place dans le champ littéraire.
Texte: “Champfleury (écrivain)”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

