Portrait de Chester Alan Arthur
Photo: Abraham Bogardus / Adam Cuerden · Wikimedia Commons

Auteur

Chester Alan Arthur

Homme d'État américain

Naissance
5 octobre 1829, Fairfield
Décès
18 novembre 1886, New York
Nationalité
États-Unis
Profession
Officier, avocat ou avocate, personnalité politique, personne d'État et éducateur ou éducatrice

Vie et œuvre

Chester Alan Arthur (/ˈt͡ʃɛstɚ ˈælən ˈɑɹθɚ/), généralement appelé Chester A. Arthur, né le 5 octobre 1829 à Fairfield (Vermont) et mort le 18 novembre 1886 à New York, est un homme d'État américain. Membre du Parti républicain, il est le 20e vice-président des États-Unis, en fonction du 4 mars au 19 septembre 1881, puis le 21e président des États-Unis, en fonction du 19 septembre 1881 au 4 mars 1885.

Né dans le Vermont, Arthur grandit dans l'État de New York et devient juriste à New York. Il s'investit au sein du Parti républicain et gravit rapidement les échelons de la machine politique dirigée par le sénateur Roscoe Conkling. Nommé par le président Ulysses S. Grant au poste de percepteur des douanes du port de New York en 1871, il est un soutien influent de la faction stalwart du Parti républicain. Il est révoqué par le président Rutherford B. Hayes en 1878 dans le cadre de sa politique de lutte contre le clientélisme à New York. Lorsque James A. Garfield remporte la nomination républicaine pour l'élection présidentielle de 1880, Arthur est choisi comme colistier afin d'apaiser les divisions internes du parti.

Après seulement six mois à la vice-présidence, il accède à la présidence à la suite de l'assassinat du président James A. Garfield, grièvement blessé par balles le 2 juillet 1881 et décédé le 19 septembre après des semaines d'agonie. Après avoir passé une grande partie de sa carrière politique dans la machine politique corrompue républicaine de New York, Arthur parvient à laver sa réputation en embrassant la cause de la réforme de la fonction publique. À la surprise des réformateurs, il se rallie alors aux principes qu'il avait autrefois combattus: il soutient la réforme du système des dépouilles et fait adopter le Pendleton Civil Service Reform Act, qui marque un tournant dans la fonction publique fédérale. Son mandat est également marqué par la renaissance de la marine américaine, le veto de certaines dépenses jugées excessives et la promulgation de la Loi d'exclusion des Chinois de 1882. Souffrant de maladie, il renonce à briguer un second mandat et quitte la présidence en 1885.

Le journaliste Alexander McClure (en) résuma son évolution par ces mots: « Aucun homme n'avait accédé à la présidence en étant si largement et si profondément méprisé que Chester Alan Arthur, et aucun ne s'était retiré avec un tel respect, que ce soit de la part de ses amis ou de ses ennemis politiques ».

Texte: “Chester A. Arthur”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Chester Alan Arthur

1 livre