Auteur
Désiré Nisard
Homme politique, écrivain et critique littéraire français
- Naissance
- 20 mars 1806, Châtillon-sur-Seine
- Décès
- 27 mars 1888, Sanremo
- Nationalité
- France
- Profession
- Personnalité politique, historien ou historienne de la littérature, historien ou historienne, écrivain ou écrivaine et professeur
Vie et œuvre
Jean Marie Napoléon Désiré Nisard, né le 20 mars 1806 à Châtillon-sur-Seine, mort le 25 mars 1888 à Sanremo, est un homme politique, écrivain et critique littéraire français. Son père, l’un des principaux constructeurs du faubourg Saint-Martin à Paris, avait acheté une charge d’avoué à Châtillon-sur-Seine. Désiré Nisard eut deux frères, Charles, philologue spécialiste de la littérature des XVIe et XVIIe siècles, et Auguste, universitaire qui fut notamment recteur de l’académie de Grenoble puis doyen de la Faculté des lettres de l’Université catholique de Paris, fondée en 1875.
Biographie
Il fit de brillantes études classiques au collège Sainte-Barbe, et entra de très bonne heure dans le journalisme, puisqu’en 1826, Bertin l’admit au Journal des débats, qui était alors un des principaux journaux d’opposition. Il y fit ses premières armes durant les dernières années de la Restauration, se montrant d’abord favorable à la cause libérale, qu’il alla même défendre sur les barricades de juillet 1830, avec ses deux frères et un oncle qui s’y fit tuer.
Mais, classique fervent, il prit ombrage du bon accueil fait au romantique Victor Hugo par la famille Bertin. Il quitta alors le Journal des Débats pour entrer au National, partageant davantage ses goûts littéraires avec le directeur, Armand Carrel. Il devint un collaborateur assidu et fougueux, fournissant de violentes sorties contre le ministère Casimir Perier, contre l’état de siège (juin 1832), contre la police, qui avait le don de l’agacer, contre la manifestation royaliste de Saint-Germain-l’Auxerrois, etc. En 1832, il est reçu septième à l'agrégation de lettres. En conformité d’opinion avec Carrel, il tint également la critique littéraire du journal, fustigeant les romantiques, et en particulier les drames de Victor Hugo et d’Alexandre Dumas, les qualifiant de « littérature facile » ainsi que de « débauches d’imaginations en délire, indignes d’occuper les esprits sérieux », estimant qu’il était bien supérieur d’imiter Boileau ou, si l’imagination faisait défaut, de traduire Hérodote, Virgile ou Pline l'Ancien. Sainte-Beuve, qui était alors le poète romantique des Consolations, constata malicieusement:
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Collection
Livres de Désiré Nisard
1 livre

