Portrait de Ernest La Jeunesse
Photo: Domaine public · Wikimedia Commons

Auteur

Ernest La Jeunesse

Homme de lettres et caricaturiste français

Naissance
23 juin 1874, 10ᵉ arrondissement de Paris
Décès
2 mai 1917, 14e arrondissement de Paris
Nationalité
France
Profession
Journaliste, caricaturiste, critique littéraire, graveur ou graveuse d'estampes et dessinateur ou dessinatrice

Vie et œuvre

Ernest Léon Lajeunesse-Caën (dit Ernest La Jeunesse), né le 23 juin 1874 à Paris 10e et mort le 2 mai 1917 à Paris 14e, est un écrivain, caricaturiste et critique littéraire français.

Parcours

Fils de Désiré Caën, employé, et de Céline Feize, couturière, fille de graveur, le critique et romancier Ernest La Jeunesse, figure littéraire très présente dans le paysage intellectuel français de la Belle Époque, fut parfois injustement oublié.

Après une licence ès lettres, il entre dès 1896 à La Revue blanche où il chronique les spectacles et se montre proche des modernes comme Oscar Wilde. Il écrit et parfois dessine pour Le Figaro, Gil Blas, L'Assiette au beurre, la Revue bleue, La Phalange, L'Intransigeant, Le Journal de Paris. Il est aussi correspondant français pour Die Zeit de Vienne. Il excelle dans l'art du pastiche et ne manque pas d'humour.

En 1898, il lance le journal Ouste ! (« texte et icônerie d'Ernest La Jeunesse »), vendu 10 centimes.

En 1906, Guillaume Apollinaire, qui l'appréciait, le présente à Max Jacob. D'autres grands témoins de l'époque parlent de La Jeunesse, pas toujours en termes positifs, tels Paul Léautaud ou Jules Renard; plus tard André Billy le cite comme l'un des brillants chroniqueurs de son temps.

S'essayant très jeune à devenir un dramaturge, mais sans trop y croire, il est défendu par Octave Mirbeau qui, toujours prompt à défendre les opprimés, ne supporte pas que l'on agresse ce jeune-homme à cause de son physique. Il avait une voix de fausset, des excentricités vestimentaires. Il fut gentiment caricaturé par Alfred Jarry sous le nom d'« Allmensch Severus » dans Les Jours et les Nuits. Découvrant ses origines juives, Léon Daudet voit en lui, dans Au temps de Judas, « un épouvantail ». Selon Edmond de Goncourt, beaucoup de ses notoires contemporains craignent sa langue de vipère et la délicatesse méchante de son ironie.

Texte: “Ernest La Jeunesse”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Ernest La Jeunesse

3 livres