Portrait de François de La Mothe Le Vayer
Photo: After Robert Nanteuil · Wikimedia Commons

Auteur

François de La Mothe Le Vayer

Écrivain et philosophe français (1588–1672)

Naissance
1 août 1588, Paris
Décès
9 mai 1672, Paris
Nationalité
France
Profession
Philosophe et écrivain ou écrivaine
Mouvement
Scepticisme
Œuvres principales
Dialogues

Vie et œuvre

François de La Mothe Le Vayer, né le 1er août 1588 à Paris où il est mort le 9 mai 1672, est un magistrat, philosophe, philologue et historien français, et l'un des principaux représentants de la pensée dite libertine au XVIIe siècle. Longtemps négligée, sous-estimée, voire dédaignée, malgré quelques études pionnières et la thèse fondatrice de René Pintard (1943), son œuvre fait l'objet, depuis la fin des années 1980, d'une réévaluation enthousiaste, dont témoignent de nombreuses rééditions et une abondante bibliographie critique.

Jeunesse et maturité

Félix de La Mothe Le Vayer (1547-1625), père de François, substitut du procureur général au Parlement de Paris, appartenait à une grande famille du Mans. Un chroniqueur du temps le dit « homme savant ès langues grecque et latine, et bien versé en la jurisprudence, médecine, philosophie, mathématique, poésie, histoire, art de rhétorique et autres ». De sa femme, Gatienne Le Breton, il eut neuf enfants, dont François fut l'aîné.

Sur l'enfance et la jeunesse de François, on sait peu de choses. Il apprend, sans doute avec passion, le grec et le latin, dont ses œuvres sont littéralement truffées. Il étudie le droit à la faculté de Poitiers, où il est fait bachelier in utroque jure, puis licencié, en mai 1606. La même année, il est reçu substitut en survivance de son père.

Dans quel état d'esprit aborde-t-il l'âge adulte ? Il en dira quelques mots dans son dialogue « De la vie privée »:

« Je n’ai pas été moins que vous touché d’ambition de paraître: il n’y a rien que je n’eusse tenté pour satisfaire à cette passion. […] Quant aux richesses, encore que cette passion n’ait jamais été en moi qu’en un degré beaucoup plus faible et remis, si est-ce que je tenais bien avec l’espagnol el senor dinero por un gran cavallero […] Pour ce qui est des plaisirs qui accompagnent ces honneurs et ces richesses, ma complexion ne me rendait incapable d’aucuns d’eux, et j’avais des inclinations naturelles aussi puissantes, peut-être, qu’aucun autre à m’en faire rechercher la jouissance. »

Texte: “François de La Mothe Le Vayer (1588-1672)”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

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