Portrait de François Villon
Photo: auteur inconnu · Wikimedia Commons

Auteur

François Villon

Poète français, XVe siècle

Naissance
1431, Paris
Décès
1463, France
Nationalité
Royaume de France
Profession
Poète ou poétesse, parolier ou parolière et écrivain ou écrivaine
Œuvres principales
Ballade des pendus · Le Testament · Épître à Marie d’Orléans · Les ballades diverses · Le Lais · Ballades en jargon

Vie et œuvre

François de Montcorbier dit Villon (/vijɔ̃/), né en 1431 (peut-être à Paris) et mort après 1463, est un poète français de la fin du Moyen Âge.

Écolier de l'université, maître de la faculté des Arts dès 21 ans, il mène tout d'abord la vie joyeuse d’un étudiant indiscipliné du Quartier latin. À 24 ans, il tue un prêtre dans une rixe et fuit Paris. Amnistié, il s’exile de nouveau, un an plus tard, après le cambriolage du collège de Navarre. Accueilli à Blois à la cour du prince-poète Charles d'Orléans, il échoue à y faire carrière. Il mène alors une vie errante et misérable. Emprisonné à Meung-sur-Loire, libéré à l’avènement de Louis XI, il revient à Paris après six ans d’absence. De nouveau arrêté lors d'une rixe, il est condamné à la pendaison. Après appel, le Parlement casse le jugement mais le bannit pour dix ans; il a 31 ans. Ensuite, on perd totalement sa trace.

Dans les décennies qui suivent la disparition de Villon, son œuvre est publiée et connaît un grand succès. Le Lais, long poème d’écolier, et Le Testament, son œuvre maîtresse, sont édités dès 1489 – il aurait eu 59 ans. Trente-quatre éditions se succèdent jusqu’au milieu du XVIe siècle. Très tôt, une « légende Villon » prend forme sous différents visages allant, selon les époques, du farceur escroc au poète maudit, du « bon follastre » au « povre Villon ».

Le monde de Villon, c’est le Paris de Charles VII. Le Paris de la rive gauche avec son université (50 collèges, 3000 « artiens », 600 théologiens, juristes et médecins en puissance), ses religieux, ses tavernes et ses prostituées (« Tout aux tavernes et aux filles »), mais aussi de la rive droite avec ses harengères (« Il n’est bon bec que de Paris »), son cimetière des Innocents (« Quant je considere ses testes / Entassees en ses charniers »), ses sergents et le gibet de Montfaucon (« la Montjoye »).

Son œuvre n’est pas d’un accès facile: elle nécessite notes et explications. Sa langue (dont certains termes ont disparu ou changé de sens) ne nous est pas familière, de même que sa prononciation est différente de l'actuelle, rendant certaines rimes curieuses dans la traduction en français moderne. Les allusions au Paris de son époque, en grande partie disparu, son art de l’antiphrase, son goût des jeux de mots, des formules à double entente avec des sous-entendus scabreux le rendent souvent difficilement compréhensible, même si la recherche contemporaine a éclairci beaucoup de ses obscurités.

Texte: “François Villon”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de François Villon

1 livre