Frédéric Manning, né à Sydney le 22 juillet 1882 et mort à Hampstead le 22 février 1935, est un poète et romancier d'origine australienne, mais qui écrivit et vécut l'essentiel de sa vie en Angleterre.
Jeunesse et formation
Frédéric Manning était l'un des huit enfants de William Patrick Manning, homme politique australien. Sa famille était catholique et d'origine irlandaise. À cause de sa maladie — il souffrait d'asthme — Manning suivit une scolarité à domicile. Adolescent, il se lia d'amitié avec le révérend Arthur Galton, un homme érudit qui était secrétaire du gouverneur de la Nouvelle-Galles du Sud. En 1889, Galton rentra chez lui, en Angleterre; Manning l'accompagna. Il ne revint en Australie qu'en 1900 mais retourna en Angleterre en 1903.
Les premières années en Angleterre
Installé avec Galton, dans le sud du Lincolnshire, Manning consacra son temps à étudier et lire les auteurs classiques et la philosophie, sous l'influence dominatrice de Galton. Il fit plusieurs tentatives infructueuses pour écrire un roman historique, et en 1907 publia son premier livre, La Vigile de Brunhild, qui était un monologue écrit en vers. Scènes et Portraits suivit en 1909, c'était une discussion sur des sujets religieux écrits sous la forme d'une série de débats où les participants étaient de grands auteurs du passé, comme Socrate, François d'Assise et Thomas Cromwell. Ces livres obtinrent une certaine notoriété dans les milieux littéraires mais n'eurent pas la faveur du public.
Dans les années proches de la Première Guerre mondiale, Manning fréquenta les cercles artistiques londoniens et devint ami avec Max Beerbohm et William Rothenstein, et les poètes Ezra Pound et Richard Aldington.