Frédéric Mistral (ou Frederi Mistral en provençal), né le 8 septembre 1830 à Maillane (Bouches-du-Rhône) et mort le 25 mars 1914 dans la même ville, est un écrivain, poète et lexicographe français du XIXe siècle qui s'exprimait en langue provençale, ou langue d'oc, désignée aujourd'hui sous le nom d'occitan.
Membre fondateur du Félibrige, membre de l'Académie de Marseille, maître ès-jeux de l'Académie des jeux floraux de Toulouse en 1878, membre d'honneur de l'Académie d'Aix, chevalier de la Légion d'honneur en 1863, il obtient, en 1904, le prix Nobel de littérature pour son œuvre Mirèio.
En 2014, pour le centenaire de sa mort, des hommages lui ont été rendus en Provence et dans les autres régions de langue occitane, ainsi qu'en Catalogne.
Origines familiales et sociales
Frédéric Mistral est un fils de ménagers aisés (François Mistral et Adélaïde Poulinet, par lesquels il est apparenté aux plus anciennes familles de Provence: Cruvelier, Expilly, de Roux, d'Aurel, elles-mêmes étroitement liées entre elles). Mistral porte le prénom de Frédéric en mémoire « d'un pauvre petit gars qui, au temps où mon père et ma mère se parlaient, avait fait gentiment leurs commissions d'amour, et qui, peu de temps après, était mort d'une insolation ».
Le mas du Juge, un domaine de 25 hectares, situé entre Maillane et Saint-Rémy, devient propriété de la famille Mistral en 1803. Après la mort de son père, Antoine, en 1827, François Mistral en hérite. Le père du futur poète était alors veuf de Louise Laville. De ce mariage était né Louis, demi-frère de Frédéric Mistral.