Gaston Tissandier, né le 20 novembre 1843 à Paris où il est mort le 30 août 1899, est un scientifique et aérostier français.
Ce chimiste attiré par toutes les sciences de la nature et fasciné par le monde des techniques et de l'invention, a également été un aventurier de l'air et un écrivain scientifique. Au sortir de la guerre de 1870, préoccupé par les lacunes françaises de l'information scientifique, il est devenu éditeur de revues, en particulier La Nature au milieu de l'année 1873.
Une carrière consacrée aux sciences
Il fait ses études au lycée Bonaparte de Paris, puis étudie la chimie au Conservatoire des arts et métiers. Chimiste et physicien de formation, il enseigne et participe aux travaux de diverses sociétés savantes. Il est notamment professeur à l'école de la Société polymathique et dirige un laboratoire d'analyses à partir de 1864.
Féru d'observations scientifiques et toujours disposé à expliquer au plus grand public, enfants et adultes confondus, cet homme enjoué est un parfait enfant perdu de la tradition des Lumières. Malgré sa présentation soignée et bourgeoise, on rechercherait en vain un quelconque a priori social, un mépris de l'homme commun, un dogmatisme positiviste, une affirmation de supériorité hautaine. Gaston témoigne de l'attrait des sciences qui a progressivement saisi une fraction de la jeunesse bourgeoise à partir des années 1830 et a déterminé leur vocation de recherche, puis leur tentative de contribuer à l'éducation. L'œuvre de ces jeunes scientifiques enthousiastes et anglophiles annonce le retour de la science et de l'invention française au premier plan mondial après 1880 et les éclipses partielles du XIXe siècle, qui laissent toutefois d'énormes lacunes que perpétuent les esprits cartésiens et positivistes dans l'entre-deux-guerres.