Portrait de Gottfried Keller
Photo: Johannes Ganz (1821-1886) · Wikimedia Commons

Auteur

Gottfried Keller

Nouvelliste, poète et dramaturge suisse

Naissance
19 juillet 1819, Zurich
Décès
15 juillet 1890, Zurich
Nationalité
Suisse
Profession
Écrivain ou écrivaine, poète ou poétesse, artiste peintre, romancier ou romancière et chancelière
Œuvres principales
Heroic Landscape · Martin Salander · Henri le vert · Les Gens de Seldwyla · Le Fanion des sept braves · Nouvelles zurichoises

Vie et œuvre

Gottfried Keller, né le 19 juillet 1819 à Zurich et mort le 15 juillet 1890 dans la même ville, est un nouvelliste, romancier et poète suisse de langue allemande.

Biographie

Fils d'un maître artisan ambitieux, Gottfried Keller est affecté par la mort de son père, alors qu'il n'a que cinq ans. Sa mère se remarie, mais l'enfant garde le sentiment d'être marginal. À 14 ans, il est renvoyé de l'école cantonale pour indiscipline. La question de son avenir se pose et Keller décide de devenir peintre paysagiste. Après un passage dans quelques ateliers zurichois, il effectue un voyage d'études à Munich (1840-1842). Mais l'expérience munichoise se solde par un échec: son talent n'est pas à la hauteur de ses espérances. De retour à Zurich, il s'intéresse à la politique; son libéralisme lui donne l'occasion de rédiger des poèmes politiques. Keller a choisi son camp: face à l'État fédéraliste conservateur et protecteur de la religion, dont se revendique le romancier Jeremias Gotthelf, il est radical, partisan du développement de structures démocratiques et des libertés du peuple.

Son premier recueil de poésies parait en 1846. Il faut toutefois attendre son séjour à Berlin (1850-1855) pour que sa vocation littéraire s'affirme. Il s'agit certes pour Keller d'une époque de solitude et de misère matérielle, mais aussi de contacts intellectuels fructueux avec des artistes et des écrivains, au premier rang desquels le philosophe Ludwig Feuerbach, auteur de L'Essence du christianisme (1841). L'influence de ce dernier est visible dans le deuxième recueil de poésies (1851), où Keller proclame entre autres sa libération de la croyance en l'au-delà. En 1855, il rédige alors son premier roman, Henri le vert (Der grüne Heinrich), roman autobiographique, ou plus précisément Bildungsroman (roman de formation), que les critiques allemands ont rapidement comparé au Wilhelm Meister de Goethe. Une nouvelle version enrichie sera publiée en 1880.

Texte: “Gottfried Keller”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Gottfried Keller

2 livres