Grazia Deledda, née le 28 septembre 1871 à Nuoro (en sarde, Nugoro), Italie, et morte à Rome le 15 août 1936, est une femme de lettres sarde.
Elle a reçu le prix Nobel de littérature pour l'année 1926. Elle est, au XXe siècle, l'unique romancière italienne lauréate de cette distinction.
Biographie
Née dans la partie centrale de l’île de Sardaigne au sein d'une famille de la classe moyenne, Grazia Deledda n'a pas terminé la période de scolarisation primaire. Ses parents demandent à un ami de parachever son éducation par des leçons dispensées à la maison. Grande lectrice, elle publie ses premiers textes à l'âge de dix-sept ans dans une revue. C'est le début d'une activité littéraire intense jusqu'à son décès: 36 romans, 250 nouvelles, avec des réussites et des ouvrages plus faibles.
Elle quitte la Sardaigne en 1900, au bras de son mari, pour s'installer à Rome, tout en restant attachée dans ses travaux littéraires au monde sarde. Mère de deux garçons, gestionnaire des obligations domestiques tout en poursuivant ses travaux d'écriture, son époux va jusqu'à démissionner de son poste de fonctionnaire pour se consacrer à la promotion de l'activité littéraire de sa femme.
Dans ses œuvres, qui pour la plupart se déroulent dans la partie la plus profonde de la Sardaigne (la Barbagia), elle offre la description d'un monde agropastoral gouverné par des lois antiques et non écrites. Dans cet univers rigide et pétri de traditions, ses nouvelles parviennent à esquisser avec finesse les émois, les violences et les inquiétudes de l'âme humaine, notamment dans le recueil Les Tentations (Le Tentazioni, 1899).