Hector France, né le 5 juillet 1837 à Mirecourt et mort le 19 août 1908 à Rueil-Malmaison, est un écrivain, enseignant, journaliste français.
Ancien militaire, il rejoint la Commune de Paris avant de se réfugier à Londres pour échapper à la répression. Devenu romancier, professeur et journaliste, il est à l'origine de la création d'un comité boulangiste afin de soutenir l'action du Général Boulanger en France.
Ses nombreux romans sont écrits dans un style très réaliste et sans concession.
Jeunesse et carrière militaire
Fils de Joseph France (Albestroff, 1787-1869), lieutenant-commandant de gendarmerie à Mirecourt en 1837, et de Marie Françoise Cécile Daniel. La famille suit les affectations de Joseph, devenu chef d'escadron à la gendarmerie coloniale, qui, au début des années 1840, se trouve dans les Caraïbes: témoin du sort des esclaves, Joseph publie en 1846, La Vérité et les faits, ou l'Esclavage à nu dans ses rapports avec les maîtres et les agents de l'autorité.
La protestation du lieutenant France est suivie d’une Lettre à MM. les membres de la Chambre des députés datée 11 juin 1847, au moment où la question de l'esclavage dans les colonies françaises est discutée, entre autres par Ledru-Rollin et Victor Schœlcher. Retraité, Joseph s'installe ensuite à Issoudun et se porte candidat aux élections législatives de 1848.
Fin des années 1850, le jeune Hector, après un échec à Saint-Cyr, s'engage dans un régiment de spahis: ce fut l'Algérie, une expérience de près de dix années qu'il va retranscrire en partie dans son roman Sous le burnous (1886), de loin son plus grand succès, tant national qu'international.