James Stephens est un écrivain irlandais, né à Dublin le 9 février 1882 et mort à Londres le 26 décembre 1950.
Aperçu biographique
James Stephens a grandi à Dublin. Après avoir vécu une enfance difficile dans la pauvreté, il a tenté de devenir greffier. Il s'est alors pris de passion pour l'irlandais, qu'il a appris à parler et à écrire. De 1915 à 1925, il a travaillé en tant que secrétaire dans la Galerie nationale d'Irlande.
Ami intime de George William Russell, celui-ci l'encourage à écrire et facilite la publication de son premier livre de poèmes Insurrections (1909). Collaborateur du journal nationaliste Sinn Féin, il cofonde la Irish Review qui publie son premier roman en 1911 (The Charwoman's Daughter). Le socialisme l'intéressant de plus en plus, il s'est rapproché de Thomas MacDonagh, meneur de l'Insurrection de 1916, dont il rédige un compte-rendu affligeant (The Insurrection in Dublin).
Inspiré par le mouvement de la Renaissance Celtique, il s'est illustré par ses réécritures des mythes et héros irlandais, tels que Le Pot d'or (1912), qui reste son œuvre la plus célèbre, suivi, en 1914, de The Demi-Gods ou du recueil de contes Irish Fairy Tales en 1920. Il publie aussi plusieurs recueils de nouvelles (Here Are Ladies, 1913; Etched in Moonlight, 1928), des poèmes et, avec Deirdre (1923), donne après Georg Russel, Yeats, Synge, Lady Grégory, etc., sa version romanesque de l'une des plus célèbres légendes celtiques. Selon Louis Paul-Dubois, « partout [chez Stephens] perce l'émotion, la compassion, une bravoure allègre et généreuse [...]. Il est l'un de ceux dont le talent est le plus sain et le plus humain, et par son art de la suggestion pittoresque et poétique le plus caractéristique de la fantaisie chère à l'Irlande ».