Portrait de Jean Ajalbert
Photo: Félix Vallotton · Wikimedia Commons

Auteur

Jean Ajalbert

Écrivain français

Naissance
10 juin 1863, Clichy
Décès
14 janvier 1947, Cahors
Nationalité
France
Profession
Écrivain ou écrivaine et poète ou poétesse
Mouvement
Symbolisme

Vie et œuvre

Jean Ajalbert, né le 10 juin 1863 à Clichy (Seine) et mort le 14 janvier 1947 à Cahors (Lot), est un journaliste, critique d'art, avocat et écrivain naturaliste.

D'abord sympathisant anarchiste, polémiste reconnu et dreyfusard de premier plan durant la Troisième République, il adhère durant l'Entre-deux-guerres au Parti populaire français de Jacques Doriot et devient par la suite un journaliste collaborationniste au côté de Robert Brasillach, Louis-Ferdinand Céline et Pierre Drieu la Rochelle.

Biographie

Jean Ajalbert est le fils de Jean Ajalbert (1834-1882), laitier-nourrisseur et de son épouse Marie Taiscèdre (1837-1896), tous deux originaires du Cantal et il a un frère jumeau, Maurice, qu'il évoque dans Mémoires en vrac du temps du symbolisme: « Mon frère est mort au bout de quelques semaines. ».

Il est élève à Paris au lycée Condorcet où il connaît Rodolphe Darzens qui l'éditera dans sa revue La Pléiade (1886). En 1883, il travaille à La Justice, le journal du député radical Georges Clemenceau. Ajalbert publie ses premiers écrits poétiques sous le pseudonyme d'Hugues Marcy. Puis, en 1886, il entre à La Revue indépendante.

Il se marie en 1895 avec Dora Dorian, fille de Charles Dorian. Le couple a un fils, Charlie, mais ils se séparent vers 1898 et divorcent. À cette époque, il est assez intime avec Aristide Briand qui fait quelques séjours dans le manoir de Keruic qu'il loue à Locquémeau sur la côte bretonne.

En 1898, Ajalbert est l'un des principaux collaborateurs du journal dreyfusard Les Droits de l'homme et en 1899 du Journal du Peuple. Très engagé, volontiers violent, considéré comme un « redoutable polémiste », il fut une des plus importantes plumes dreyfusardes et regroupa ses principaux articles en quatre volumes: Les Deux justices, Sous le sabre, La forêt noire et Quelques dessous du procès de Rennes. Dreyfusard précoce, il avait été un des rares journalistes, en 1895, à s'insurger de la manière dont ses confrères avaient traité le capitaine condamné et tout particulièrement en rendant compte de sa dégradation: « Eux tous pourtant, qu’est-ce qu’ils savaient de lui ? Que ses juges l’ont jugé coupable. Mais ce n’est pas de ce crime, dont l’on ignore les détails, qu’il a été invectivé. Des indignations n’ont pu se contenir, ai-je lu: “Sale Juif !” a-t-on crié sur son trajet. Sale juif ! Qu’est ce que cela vient faire avec la mobilisation livrée ? Quelles notions confuses de la justice ! La patrie est-elle en cause ou les croyances religieuses ? Va-t-il falloir croire avec Pascal que “comme la mode fait l’agrément, elle fait aussi la justice”, la mode de l’antisémitisme ? Ces chrétiens sans pardon, ces chrétiens justiciers, faudra-t-il leur rappeler les pardons du Christ, de qui ils se réclament ? »

Texte: “Jean Ajalbert”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Jean Ajalbert

1 livre