Auteur
John Bowring
Homme politique et écrivain anglais
- Naissance
- 17 octobre 1792, Exeter
- Décès
- 23 novembre 1872, Exeter
- Nationalité
- Royaume de Grande-Bretagne et Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
- Profession
- Économiste, personnalité politique, journaliste, traducteur ou traductrice et éditeur ou éditrice
Vie et œuvre
John Bowring (en chinois 寶寧 ou 包令), né le 17 octobre 1792 et mort le 23 novembre 1872, est un homme politique, écrivain et hyperpolyglotte britannique.
Premières années
Bowring nait à Exeter d'une famille puritaine, et apparemment unitariste, et fait ses études dans une université dissidente. Il est un étudiant assidu en littérature et en langues étrangères.
Avec Giuseppe Mezzofanti et Georg von der Gabelentz, il est considéré l'un des plus grands hyperpolyglottes (il comprend environ 200 langues et en parle une centaine). Son œuvre littéraire principale consiste en la traduction de chansons populaires de plusieurs pays européens, bien qu'il ait écrit également des hymnes et poèmes, ainsi que des ouvrages de politique et d'économie. Les premiers fruits de son étude des langues étrangères apparaissent dans Extraits de poètes russes (1821–1823). Ils sont suivis de Anthologie batave (1824), Poésies anciennes et romances d'Espagne (1824), Extraits de poètes polonais, et Poésie populaire serbe, tous deux publiés en 1827, et La poésie des Magyars (1830).
En 1813, il fait des affaires dans la fourniture de l'armée de Wellington en Espagne. Il devient en 1820 « disciple » de Jeremy Bentham auquel il est présenté par son ami le journaliste Edward Blaquiere.
Activités philhelléniques et scandale
Fréquentant les milieux politiques libéraux européens, il est arrêté par la police française en 1822 et expulsé pour cette raison et pour son implication supposée dans l'affaire des quatre sergents de La Rochelle.
Avec Blaquiere, il fonde début 1823 le comité philhellène de Londres, une organisation destinée à venir en aide aux Grecs insurgés dont il devient le secrétaire. Cherchant à spéculer à l'occasion du premier prêt anglais à la Grèce organisé par le Comité en 1824, il y investit 25 000 livres. Il est ainsi menacé de banqueroute personnelle lors de l'éclatement de la bulle spéculative, et se livre alors à diverses manipulations et fraudes pour chercher à rentrer dans ses fonds. Il est ainsi l'une des personnalités les plus éclaboussées par le scandale public qui éclate en octobre 1826. Violemment mis en cause par une série d'articles du Political Register (en) et du Times, il cherche à se défendre dans les colonnes de la Westminster Review (en) en arguant du fait que les intérêts économiques devaient primer sur les notions de philanthopie, patriotisme ou indépendance.
Texte: “John Bowring”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.
Collection
Livres de John Bowring
2 livres
Voyages
Observations on the State of Religion and Literature in Spain
John Bowring

