Portrait de John Stuart Blackie
Photo: Elliott & Fry · Wikimedia Commons

Auteur

John Stuart Blackie

1809–1895

Naissance
28 juillet 1809, Glasgow
Décès
2 mars 1895, Édimbourg
Nationalité
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Profession
Linguiste, historien ou historienne, traducteur ou traductrice, professeur d'université et écrivain ou écrivaine

Vie et œuvre

John Stuart Blackie, né le 28 juillet 1809 à Glasgow et mort le 2 mars 1895 à Édimbourg, est un philologue et littérateur écossais.

Biographie

John Stuart Blackie naît le 28 juillet 1809 à Charlotte Street à Glasgow. Il est le fils aîné d'Alexander Blackie (baptisé 1780 et mort en 1856), banquier, et d'Helen (1783-1819), fille de William Stodart de Hamilton et de son épouse.

Il étudie à Aberdeen et à Edimbourg. Ses études terminées, il fait un voyage sur le continent; il s'arrête à Berlin, où il apprend l'allemand et à Rome, où il apprend l'italien. Inscrit au barreau écossais en 1834, il publie la même année une traduction en vers du Faust de Goethe, avec notes et prolégomènes (2° éd.1880). Il devient dès lors un collaborateur assidu des Blakwood's et Tait's Magazines et de la Foreign Quarlerly Review, auxquels il envoie surtout des articles sur la littérature allemande. En 1841, il est appelé à la nouvelle chaire de littérature latine, créée au collège Marischal, à Aberdeen, qu'il occupe onze ans, se mêlant au mouvement en faveur des réformes universitaires en Ecosse, lequel aboutit, en 1853, à la nomination d'une commission parlementaire qui fait, en effet, adopter d'importantes modifications dans le système d'enseignement supérieur jusque-là pratiqué. Il collabore également, par quelques articles de philosophie, au Classical Museum, publié en 1850, et donne une traduction en vers d'Eschyle, qui lui vaut sa nomination à la chaire de littérature grecque de l'université d'Edimbourg. Cette traduction est suivie de: Essais sur la prononciation du grec, accent et quantité (1852); Discours sur la Beauté, suivi d'une exposition de la théorie du Beau, d'après Platon (1858); Poèmes, principalement sur la mythologie grecque (1859); Poèmes anglais et latins (1860). Au retour d'un voyage en Grèce qu'il fait en 1853, il publie également un discours en faveur de l'étude, trop dédaignée en effet, du grec moderne, ainsi que des articles sur la Grèce moderne, dans les Westminster et 'North-Bristish Reviews. Il est aussi l'auteur de l'article sur Platon dans les « Edimburgh essays » et de l'article sur Homère, dans l' « Encyclopædia Britannica ». Outre ces travaux littéraires, M. Blackie est un professeur et surtout un lecturer très actif, et se fait remarquer comme un avocat convaincu de la nationalité écossaise. Dans la discussion relative au bill de réforme de 1867, il se montre chaud partisan la Constitution anglaise contre ceux de la Démocratie américaine, et soutient son opinion par des discours et des brochures. Il se distingue également dans la campagne entreprise pour l'abolition du « Test Act », exigeant des professeurs des universités écossaises qu'ils appartiennent à l'Eglise établie, c'est-à-dire à la religion d'Etat. — Le professeur Blackie publie: en 1S66, Homère et l'Iliade, contenant une traduction de l'Iliade en vers; en 1869, Musa Burschicosa. En 1870, avec un véritable esprit d'à-propos qu'il faut reconnaître, M. Blackie fait paraître un volume de Chants de guerre des Allemands où déborde son amour pour l'Allemagne, qui ne peut être égalée que par sa haine pour la France, laquelle n'a d'autre tort envers M. Blackie, en somme, que de ne s'être point trouvée l'objet spécial de ses études et de lui être profondément inconnue par conséquent. Il publie encore en 1872: Lays of the Highlands and Islands (Chants des montagnes et des îles).

Texte: “John Stuart Blackie”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de John Stuart Blackie

2 livres