Auteur
Joseph Fiévée
Journaliste, écrivain et haut fonctionnaire français
- Naissance
- 9 avril 1767, Paris
- Décès
- 8 mai 1839, ancien 11e arrondissement de Paris
- Nationalité
- France
- Profession
- Journaliste, écrivain ou écrivaine, romancier ou romancière, essayiste et dramaturge
Vie et œuvre
Joseph Fiévée, né le 9 avril 1767 à Paris où il est mort le 8 mai 1839, est un journaliste, écrivain, haut fonctionnaire et agent secret français.
Famille
Il est le septième enfant et premier fils de Jacques Joseph Fiévée, « maître traiteur » rôtisseur, et d'Élisabeth Jeanne Perrier. Devenue veuve, sa mère se remarie avec M. Leblanc.
Imprimeur, journaliste, espion
Il est imprimeur sous la Révolution, éditant notamment La Chronique de Paris, important journal dans lequel il fait ses débuts comme journaliste, ce qui lui vaut d'être emprisonné sous la Terreur. Puis il s'adonne à la politique et se jette en 1795 dans une opposition périlleuse. Membre du réseau royaliste de l'abbé de Montesquiou, il se cache sous le Directoire et rédige dans la clandestinité, en 1798, un roman sur les remous de l'époque, La Dot de Suzette, qui rencontre un grand succès.
De 1800 à 1803, il est chroniqueur à la Gazette de France. Écroué au Temple sur ordre de Fouché, puis libéré sur intervention de Roederer, à la demande de Bonaparte, il devient agent secret, informant ce dernier sur la situation politique en France et en Angleterre. Il est chargé d'enquêter à Londres sur le journaliste Jean-Gabriel Peltier dont les écrits « peu aimables » énervent Napoléon et déclenchent un procès. À Sainte-Hélène, Napoléon confirme qu'il rémunérait les agents secrets du Cabinet noir de Lavalette, dont Fiévée, douze mille francs par an et dit de lui: « Fiévée, qui était de mon âge, avait été fait auditeur; il voulait parler au Conseil d'État, mais là on ne pouvait pas faire de phrases. Il y avait des gens qui répondaient; il fallait être net. Je ne l'ai vu qu'une fois. Il ne connaissait pas mon caractère ni ma politique. Il voulait me séparer des hommes de la Révolution et croyait que j'étais dupe de Fouché et autres. Les lettres qu'il imprime aujourd'hui sont les notes qu'il m'a envoyées, avec quelques modifications, adaptées aux circonstances ». En 1801, par le remariage de sa sœur, Élisabeth Félicité Fiévée, veuve Georges Lecoq, il devient le beau-frère de Charles Frédéric Perlet.
Texte: “Joseph Fiévée”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.
Collection
Livres de Joseph Fiévée
1 livre

