Auteur
Lewis Goldsmith
1763–1846
- Naissance
- 1763, Londres
- Décès
- 6 janvier 1846, Paris
- Nationalité
- France
- Profession
- Journaliste et avocat ou avocate
Vie et œuvre
Lewis Goldsmith, né vers 1763, probablement à Richmond (Surrey), décédé le 6 janvier 1846 à Paris, est un homme de lettres et espion anglo-français d'origine juive portugaise.
Un radical partisan de la Révolution française
Lié aux radicaux à la fin des années 1780, Goldsmith établit des contacts avec les cercles maçonniques et les Illuminati à Francfort-sur-le-Main en 1792. Durant les guerres de la Révolution, il voyage à travers l'Allemagne, la Pologne (1794) et les Provinces-Unies. En 1795, il écrit la préface de la deuxième partie de l'ouvrage de son ami Joel Barlow, Advice to the Privileged Ordres, qui exhorte les rois et les aristocrates à renoncer à leurs privilèges indus. De retour à Londres en 1797, il fonde un journal pro-français, Albion, en 1799.
En 1800, Talleyrand, alors ministre des Relations extérieures, le charge de la presse et de la propagande à Londres. Soutenu par la caisse noire du ministère, il monte une officine de propagande contre la politique de Pitt. En 1801, Goldsmith publie The Crimes of Cabinets, or a Review of the Plans and Aggressions for Annihilating the Liberties of France and the Dismemberment of her Territories, une attaque contre la politique militaire de Pitt. En 1802, menacé de poursuites juridiques, il obtient d'Otto, commissaire pour l'échange des prisonniers de guerre, une lettre de recommandation pour Sémonville, alors ministre plénipotentiaire à La Haye. Celui-ci lui remet un passeport, et il passe avec son épouse Rebecca à Paris, où Talleyrand l'introduit auprès de Napoléon. Avec l'aide de ce dernier, Goldsmith crée en octobre un nouveau journal, Argus, ou Londres vu de Paris, une publication bi-hebdomadaire anglaise sur les affaires anglaises d'un point de vue français, chargée « de propager vraies et fausses nouvelles ». Pressé par Talleyrand de modérer le ton de son journal, il est remplacé en février 1803 par Thomas Dutton, ancien directeur du Dramatic Censor. Dans le besoin, Goldsmith demande une compensation de 7 000 francs et propose ses services à l'ambassadeur britannique au printemps suivant. Les services secrets parviennent rapidement à le retourner et à en faire un agent double.
Texte: “Lewis Goldsmith”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.
Collection
Livres de Lewis Goldsmith
1 livre

