Louis Dumur (Chougny-Vandœuvres, 5 janvier 1863 - Neuilly-sur-Seine, 28 mars 1933) est un écrivain suisse romand, dont l’essentiel de la carrière littéraire se déroula à Paris, au sein du Mercure de France.
Jeunesse et formation
En tant qu’aîné d’une grande fratrie, l’éducation du jeune Louis se fait dans l’observation du protestantisme calviniste le plus strict, et dans le respect des valeurs familiales. Sa mère, Marie Adrienne Amélie Berguer-Dumur, est fille de pasteur, de même que son père, Charles Henri Gustave Dumur.
Il fréquente le Collège de Genève, ainsi que les cours d’éducation protestante du dimanche. Très vite, son penchant pour la littérature le pousse à faire des choix contestés. Dès 1882, il affirme vouloir passer sa licence universitaire à Paris. Sa mère fait barrage à son départ, mais en vain. En 1884, il s’inscrit en licence à la Sorbonne, où ses premiers résultats sont plutôt médiocres. Donnant peu de nouvelles à ses parents, qui ne savent même pas où il habite, ceux-ci entament diverses procédures pour le retrouver, allant jusqu’à faire appel à l’ambassade de Suisse à Paris. Enfermé dans le travail pour ses études et pour ses premières pièces (théâtre et poésie), Louis Dumur ne veut voir personne. Il déménage même trois fois, lorsque l’on met enfin la main sur son adresse. Ses retours à Genève, à cette période, se comptent également sur les doigts de la main.
Carrière au Mercure de France
Licencié en 1887, il part pour Saint-Pétersbourg, où il enseigne en tant que précepteur de Martin, fils de la comtesse G. Warpakowsky, jusqu’en 1892. Au cours de ce séjour, il fait paraître son premier recueil de poésie, La Neva (1890), dans lequel il prétend réformer la métrique classique. Il en profite également pour se rendre régulièrement à Paris, où il fréquente différents cercles littéraires.