Portrait de Ludwig Tieck
Photo: Gbi.bytos · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Auteur

Ludwig Tieck

Nouvelliste, romancier, dramaturge et critiques théâtrales, auteur de contes et traducteur allemand

Naissance
31 mai 1773, Berlin
Décès
28 avril 1853, Berlin
Nationalité
Royaume de Prusse
Profession
Poète ou poétesse, écrivain ou écrivaine, dramaturge, critique littéraire et romancier ou romancière
Mouvement
Romantisme, Romantisme allemand et littérature romantique
Œuvres principales
Der gestiefelte Kater

Vie et œuvre

Johann Ludwig Tieck, né le 31 mai 1773 à Berlin et mort le 28 avril 1853 dans la même ville, est un poète allemand, traducteur, éditeur, romancier et critique littéraire, écrivain du premier romantisme, celui du Cercle d'Iéna, aux côtés des frères Schlegel, de Caroline et Friedrich Schelling, de Novalis, de Fichte. Fils d'un marchand de laine, il étudie la théologie, la philosophie, la littérature. Il séjourne en Italie en 1804-1805, en Angleterre en 1817, où il étudie de près Shakespeare. Il fut dramaturge à la cour de Dresde dès 1825, et appelé à celle du roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse à partir de 1841.

Il est considéré comme une figure majeure du romantisme allemand, et comme l'un des principaux représentants de l’ironie romantique, théorisée par Friedrich Schlegel, assumée par les proches du Cercle d'Iéna (Solger (de), Novalis, Schleiermacher), composante essentielle du mouvement de la réévaluation esthétique initiée par les romantiques, et qui trouve chez Ludwig Tieck sa réalisation dans les structures narratives du Chat botté (1797) au théâtre, ou du conte Eckbert le Blond (1797).

Sa notoriété en France provient d'abord de ses contes; il est à cet égard considéré comme le prédécesseur indispensable d’E. T. A. Hoffmann importé par les romantiques et particulièrement admiré en France dans les années 1820.

Il est jugé en Allemagne comme le plus brillant des premiers restaurateurs de contes traditionnels (Volksmärchen), dont la redécouverte par les romantiques visait à exhumer et illustrer un rapport magique au monde.

Ludwig Tieck est particulièrement proche de Novalis dans les années précédant la mort du poète, et d'August Schlegel, à l'aide duquel il met la dernière main, en 1833, à une traduction des œuvres de Shakespeare, initiée au début du siècle, et considérée dans toute l'Europe comme l'étalon-or des travaux germaniques à venir sur le dramaturge.

Texte: “Ludwig Tieck”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Ludwig Tieck

4 livres