Lydia Marie Child (née Lydia Maria Francis le 11 février 1802 et morte le 20 octobre 1880) est une autrice, abolitionniste et féministe américaine.
Elle publie son premier roman en 1824, puis fonde un journal pour enfants en 1826. En 1831, après sa rencontre avec William Lloyd Garrison, abolitionniste le plus influent des États-Unis, elle s'engage dans la lutte contre l'esclavage. En 1833, elle publie le premier livre soutenant l'émancipation immédiate des esclaves, An Appeal in Favor of That Class of Americans Called Africans. Elle participe ensuite à la fondation du journal National Anti-Slavery Standard, et collecte des témoignages d'esclaves affranchis. Elle soutient aussi la cause des autochtones américains et les droits des femmes.
Biographie
Lydia Maria Francis, cadette de sept enfants, naît le 11 février 1802 à Medford, dans une famille d’abolitionnistes. Son père est austère et pieux, et sa mère, malade, meurt alors que Lydia a douze ans. Elle passe son adolescence chez une de ses sœurs, dans le Maine, où elle se lie d'amitié avec des autochtones Abénaquis et Pentagouets. À 19 ans, elle va étudier chez son frère Convers Francis (en), ministre unitarien.
Dans les années 1820, elle est enseignante et écrit ses premiers romans historiques, dont Hobomok (en) et The Rebels en 1824 et 1825. Dans Hobomok, le premier livre qu'elle publie, elle aborde le thème tabou du mariage interracial (l'héroïne Mary Conant épouse un autochtone). D'abord très critiqué par la presse, il devient un succès, tandis que The Rebels se vend moins bien. Elle s'intéresse aussi à la littérature pour enfants, et publie Evenings in New England, un livre éducatif qui aborde l'histoire, la littérature, les sciences, mais aussi l'esclavage et la condition des autochtones. Elle fonde la première revue pour enfants américaine, Juvenile Miscellany (en), en 1826. Paraissant tous les deux mois, elle contient des fictions, des poèmes, des leçons d'histoire ou de botanique, et des jeux.