Portrait de M. Berthelot
Photo: auteur inconnu · Wikimedia Commons

Auteur

M. Berthelot

Chimiste, essayiste, historien des sciences et homme politique français (1827-1907)

Naissance
25 octobre 1827, ancien 7e arrondissement de Paris
Décès
18 mars 1907, Paris
Nationalité
France
Profession
Chimiste, personnalité politique, espérantiste, physicien ou physicienne et professeur d'université
Mouvement
Libre-pensée

Vie et œuvre

Marcellin Berthelot (parfois orthographié Marcelin), né le 25 octobre 1827 à Paris et mort le 18 mars 1907 dans la même ville, est un chimiste, physico-chimiste, biologiste, épistémologue et homme politique français.

À la suite de sa participation à l'effort de guerre de 1870 contre l'Allemagne, il est élu sénateur, puis nommé ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Instruction publique.

En politique, il soutient l'investissement dans les nouvelles technologies et l'aide aux populations paysannes et ouvrières. Il s'intéresse également à la philosophie et à l'histoire des sciences en Orient.

Études : sciences et humanités

Pierre Eugène Marcellin Berthelot naît à Paris dans une maison située au coin de la rue du Mouton (absorbée dans l'actuelle place de l'Hôtel-de-Ville) et de l'ancienne place de Grève. Son père, Jacques-Martin Berthelot, est médecin et un républicain convaincu, qui se dévoue sans compter lors de l'épidémie de choléra de 1832 et pour aider les blessés sur les barricades. Berthelot fait de brillantes études en pension au lycée Henri-IV et intègre la 6e à dix ans seulement. Il excelle entre autres en histoire et en philosophie (prix d'honneur de philosophie au concours général). Il étudiera longtemps la philologie et la philosophie orientale au Collège de France en compagnie de Renan notamment.

L'influence du « pacte » avec Renan et de son mariage avec une Breguet

Berthelot fait la connaissance de Renan au lycée Henri-IV; celui-ci avait quitté le séminaire et travaillait dans cet établissement comme maître d'études; ils nouèrent une amitié qui devait durer jusqu'à la mort. Leurs correspondances publiées après la mort de Berthelot évoquent les nombreuses oppositions de religieux, mais également des ligues d'extrême-droite auxquels ils durent faire face. Marcellin Berthelot et Renan s'étaient engagés l'un vis-à-vis de l'autre de ne pas faire de grande école à l'inverse des intellectuels de l'époque, ils effectuent donc des études l'un à la Sorbonne (Renan), l'autre à la Faculté des sciences de Paris et à la Faculté de pharmacie (Berthelot). Ce choix correspond pour Berthelot à la nécessité de ne pas être contraint par des manières formatées de pensée, problème de ses contemporains qu'il développe longuement dans son ouvrage Science et morale. Dans la même logique, au moment où il fut reçu à l'Académie, il refusa de porter l'habit d'académicien. Sa volonté de donner tous ses brevets non seulement à l'État mais à l'humanité répond à cette logique. On peut remarquer qu'aucun de ses fils ne décida de présenter le concours d'une grande école.

Texte: “Marcellin Berthelot”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de M. Berthelot

1 livre