Portrait de Madame Dandurand
Photo: Rice, Montreal (James Rice, d. 1958) (part of Rice mark is visible on the less cropped image at BAnQ) · Wikimedia Commons

Auteur

Madame Dandurand

Journaliste, écrivaine et militante féministe canadienne française

Naissance
5 décembre 1861, Saint-Jean-sur-Richelieu
Décès
2 mars 1925, Montréal
Nationalité
Canada
Profession
Journaliste, écrivaine et éditrice
Œuvres principales
Contes de Noël · Nos travers

Vie et œuvre

Joséphine Marchand (dite aussi Joséphine Dandurand), née le 5 décembre 1861 à Saint-Jean-sur-Richelieu et morte à Montréal le 2 mars 1925, est une journaliste, écrivaine, dramaturge, conférencière et militante féministe québécoise. Aux côtés de son mari Raoul Dandurand, elle mène de nombreux combats pour le féminisme, le nationalisme canadien-français, le suffrage féminin, l'art et la culture, les lettres ainsi que l'éducation et l'instruction publique. Par ses écrits et ses discours, Joséphine contribue au développement du féminisme au Québec et au Canada.

Jeunesse et milieu familial

Joséphine-Hersélie-Henriette Marchand naît le 5 décembre 1861 à la ferme Beauchamp, à Saint-Jean-sur-Richelieu, dans une famille qui compte déjà six filles et un garçon. Son père, Félix-Gabriel Marchand, est un agriculteur, notaire et journaliste originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu. Il est aussi un fermier bourgeois (gentleman farmer) comme son propre père, Gabriel Marchand, avec qui il partage d'ailleurs des convictions politiques liées au Parti rouge, l'ancêtre du Parti libéral du Canada et du Québec. En 1860, il fonde avec deux associés, Isaac Bourguignon et Charles Laberge, Le Franco-Canadien, qui devient plus tard Le Canada français. Intimement associé au Parti libéral naissant, il s'agit du second plus vieux journal francophone nord-américain encore publié à ce jour. Puis, en 1873, Félix-Gabriel Marchand participe à la fondation de la banque de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Félix-Gabriel Marchand se lance entre-temps en politique. Il est élu député de la circonscription de Saint-Jean en 1867 sous la bannière libérale. Il sera par la suite secrétaire provincial sous le gouvernement Joly de Lotbinière (1878-1879), président de l'Assemblée législative sous le gouvernement Mercier (1887-1892), chef de l'opposition officielle après l'élection de Charles-Eugène Boucher de Boucherville (1892-1897) avant d'être lui-même élu premier ministre en 1897, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort en 1900. La mère de Joséphine, Hersélie Turgeon, est une femme cultivée originaire de Terrebonne. Son père Louis Turgeon est cultivateur et membre de la bourgeoisie libérale. Il est d'ailleurs parent avec Joseph-Ovide Turgeon, qui siège au Conseil législatif du Bas-Canada jusqu'à sa mort en 1856. Hersélie est éduquée au couvent des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à Saint-Roch, dans la ville de Québec.

Texte: “Joséphine Marchand”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Madame Dandurand

1 livre