Eugène Marcel Prévost est un romancier et auteur dramatique français, né le 1er mai 1862 à Paris (8e arrondissement) et mort le 8 avril 1941 à Vianne (Lot-et-Garonne).
Débuts
Après des études au petit séminaire d'Orléans, puis à Châtellerault, à Bordeaux (collège Saint-Joseph de Tivoli) et chez les jésuites de Paris, Marcel Prévost intègre l’École polytechnique en 1882. Il est ingénieur des manufactures de tabacs, à Lille où il est aussi examinateur à l'Institut industriel du Nord, puis à Tonneins en Lot-et-Garonne, ville où son père avait été sous-directeur des contributions indirectes, avant d'entrer au ministère des Finances à Paris.
Il est l'un des premiers dreyfusards, et participe avec Émile Zola, Louis Sarrut et Louis Leblois au dîner organisé le 13 novembre 1897 par Scheurer-Kestner, président du Sénat et Alsacien, au cours duquel ce dernier décida de faire part de sa conviction au public.
Grande Guerre
Le 5 août 1914, il est mobilisé en tant que capitaine d'artillerie de réserve à Jouy-en-Josas. Pendant 3 ans, il est chef adjoint à l'école d'instruction des chemins de fer. En juillet 1915, il est nommé chef d'escadron. En mai 1917, il est promu lieutenant-colonel et devient chef du service de l'information, pour rendre compte des opérations militaires en complément au « communiqué », et chargé de la rédaction du Bulletin aux Armées. Basé au château d'Offémont à Tracy-le-Mont dans l'Oise, ce service est composé de journalistes accrédités, portant un uniforme d'officier assorti d'un brassard vert. Le plus célèbre correspondant de guerre de ce service est Albert Londres. En octobre 1917, Marcel Prévost est envoyé auprès du 21e corps du général Degoutte pour assister à la victoire de la Malmaison dont il fera le récit dans D'un poste de commandement - bataille de l'Ailette. À ce titre, il reçoit une citation à l'ordre de l'armée. Gazé, il sera contraint d'abandonner ses fonctions en 1918.