Maria Edgeworth, née le 1er janvier 1768 à Black Bourton et morte le 22 mai 1849 à Edgeworthstown, est une romancière anglaise.
Biographie
Elle est la fille de Richard Lovell Edgeworth, un Irlandais assez excentrique, et fort intelligent, qui s’occupa du développement de son esprit, l’encouragea à écrire et eut quelque part à ses premiers ouvrages. Elle débuta en 1800 par son Essay on Irish bulls, suite de tableaux de mœurs irlandaises, peints avec fermeté et finesse. Le même talent, uni à une fiction intéressante, se montre dans Castle Rackrent (1801). Le naturel, le bon sens, en opposition avec la sensiblerie romanesque à la mode de ses Popular tales (Contes populaires) parus en 1801, lui attirèrent les suffrages. Dans Leonora (1806), elle élargit son cadre en abordant des sujets comme la séduction et l’infidélité conjugale. Elle continua, avec un plein succès, dans ses Tales of fashionable life (Contes de la vie fashionable, Londres, 1809, 3 vol.), dont chacun est destiné à représenter une passion, un état de l’âme propre à certaines positions sociales. Trois autres volumes de Contes, publiés en 1812, et qui parurent au moins égaux aux précédents, contiennent trois récits: Vivian, peignant les malheurs qui naissent de la faiblesse de la volonté; Émilie de Coulanges, la vie d’une femme française à la mode; The Absentee (l’Absent), ou les suites funestes pour l’Irlande de l’absence des riches possesseurs du sol. En général, les œuvres d’Edgeworth ont un but utile, sans rien perdre de l’effet artistique.