Pierre Allexi Joseph, Ferdinand de Ponson du Terrail, connu sous le titre de vicomte de Ponson du Terrail, né le 8 juillet 1829 à Montmaur et mort le 20 janvier 1871 à Bordeaux, est un écrivain français.
Écrivain populaire, il a écrit 200 romans et feuilletons en vingt ans. Personnage phare du roman populaire, c’est l’un des maitres du roman-feuilleton, notamment célèbre pour son personnage Rocambole, dont le nom est passé dans la langue française avec l’adjectif « rocambolesque ». Sa mort prématurée est due en partie aux souffrances et aux fatigues endurées lors de son engagement dans la guerre de 1870.
Biographie
Ponson est né dans la propriété de campagne de son grand-père maternel Pierre Toscan du Terrail, de Ferdinand Marie de Ponson et de Marie Suzanne Bénédicte Toscan du Terrail, ses parents étant alors domiciliés à Simiane, berceau de la famille Simiane. D’une vieille famille militaire persuadée de descendre de Bayard, sieur du Terrail, c’était le neveu du général Toscan de Terrail.
De 1838 à 1844, il est élève au collège d’Apt. En 1845, âgé d’environ seize ans, il étudiait au lycée de Marseille, actuel lycée Thiers, pour entrer à l’école navale. Il y avait dans ce lycée un maitre d’études, nommé Suzini, qui avait habité Paris, où il s’était rendu, comme tant de jeunes, avec l’espoir d’y acquérir gloire et fortune dans les lettres, avant de revenir enseigner en Provence. Il connaissait néanmoins parfaitement tous les écrivains en renom et, comme il avait pris en amitié le jeune Ponson, il lui parlait souvent de ces écrivains, il l’initiait aux mœurs de la littérature contemporaine. L’aspirant à l’école navale se mit à rêver, lui aussi, la gloire littéraire et, au lieu d’étudier, il s’occupa à lire des romans et même à essayer d’en faire. Il en résulta qu’il échoua à l’examen. À peine remis de cet échec, il alla frapper, un manuscrit sous le bras, à la porte du directeur du Courrier de Marseille et, huit jours après son texte paraissait en feuilleton dans le Courrier, sous le pseudonyme de « Georges Bruck ». Il s’agissait de l’histoire d’un premier amour, qui ne laissait guère prévoir le genre auquel se livrerait plus tard exclusivement l’ancien lycéen marseillais.