Portrait de Ricarda Huch
Photo: Paul Peterich · Wikimedia Commons

Auteur

Ricarda Huch

Écrivaine allemande

Naissance
18 juillet 1864, Brunswick
Décès
17 novembre 1947, Schönberg
Nationalité
Allemagne et Suisse
Profession
Écrivaine, poétesse, bibliothécaire, historienne et romancière
Œuvres principales
L' affaire Deruga · Michael Bakunin und die Anarchie

Vie et œuvre

Ricarda Huch (née le 18 juillet 1864 à Brunswick et morte le 17 novembre 1947 à Schönberg-im-Taunus, auj. faubourg de Kronberg) est une historienne et poétesse allemande qui s'est surtout intéressée à l'histoire des périodes révolutionnaires. Elle publiait ses livres sous le pseudonyme de Richard Hugo.

L’œuvre littéraire de Ricarda Huch est extrêmement variée, tant du point de vue thématique (poésie, romans, essais historiques) que stylistique. Elle débuta dans la veine poétique, écrivit ensuite de plus en plus de romans et d'essais historiques.

Biographie

Fille de commerçants, elle travaille pendant quelques années comme simple bibliothécaire à Zurich, ville où elle soutient en 1892 une thèse de doctorat en histoire. Elle y rencontre Marie Baum, qui prépare un doctorat en chimie et avec qui elle lie une longue amitié. Elle enseigne ensuite à Brême. Elle connaît la célébrité par une pièce de théâtre, Evoë (Berlin, 1892) et ses poèmes puis dans les années 1910, elle se consacre plus particulièrement aux histoires nationales italienne, allemande et russe. Elle collabore à la revue Ver sacrum. Ses romans historiques sont des biographies teintées de psychologie, comme ceux consacrés à Michel Bakounine et Federico Confalonieri. Cette œuvre en prose exerça une influence profonde sur Golo Mann.

Après l'accession au pouvoir de Hitler, elle se rebella contre le serment d'allégeance imposé aux académiciens par le nouveau régime, affirmant qu'elle « désapprouvait fondamentalement plusieurs des initiatives du nouveau régime. » Par solidarité avec Alfred Döblin qui venait d'être exclu de l’Académie prussienne des beaux-arts par son président Max von Schillings, elle fut la première académicienne à démissionner, au printemps 1933; mais les autorités nazies ne donnèrent aucune publicité à l'affaire. Dans sa lettre de démission elle écrivait: « Ce que l'actuel gouvernement prône comme valeurs nationales n'est pas ma conception de la germanité. Le centralisme, l'usage de la force, les méthodes brutales, l'opprobre jeté sur l'opposition, l'auto-glorification sont désastreux ».

Texte: “Ricarda Huch”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Ricarda Huch

8 livres