Robert de Traz, né à Paris le 14 mai 1884 et mort à Nice le 10 janvier 1951, est un romancier et essayiste suisse.
Biographie
Il est le fils d'Édouard de Traz (1831-1918), ingénieur civil d'origine genevoise et président de la Compagnie du chemin de fer de Dakar à Saint-Louis puis de la Compagnie des chemins de fer Bône-Guelma, et d'une mère française nommée Madeleine Gaume (1851-1919); son frère aîné est le romancier Georges de Traz (1881-1980).
Après de brillantes études commerciales, il se tourne vers la littérature et, très jeune, contribue à la revue Les essais, qui regroupe de personnages comme Daniel Halévy et Charles-Ferdinand Ramuz. Il rejoint également la rédaction de La Voile latine, dont il prend la direction avec Gonzague de Reynold en 1906. Puis, en 1911, il fonde la revue Les Feuillets (qui disparaît en 1913).
Avant la Première Guerre mondiale, il publie L'Homme dans le rang, esquisses de la vie de l'armée qui exalte les vertus militaires. Il change radicalement après la guerre, marqué par l'horreur des combats et il fonde La revue de Genève dans un esprit de réconciliation européenne. Il publie aussi la première traduction d'une conférence de Sigmund Freud en 1920, qu'il a rencontré en 1923 à Vienne. C'est le premier texte publié et traduit en français par Yves Le Lay avec une préface d'Edouard Claparède. Il se dit « freudien convaincu ». Robert de Traz est élu membre étranger littéraire de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique en 1938.
Robert de Traz est enterré au cimetière de Pregny.