Portrait de Théodore Barrière
Photo: Nadar · Wikimedia Commons

Auteur

Théodore Barrière

Auteur dramatique français

Naissance
16 avril 1821, ancien 11e arrondissement de Paris
Décès
16 octobre 1877, rue Bergère
Nationalité
France
Profession
Acteur ou actrice, dramaturge, écrivain ou écrivaine et fonctionnaire

Vie et œuvre

Théodore Barrière, né le 16 avril 1821 à Paris et mort le 16 octobre 1877 à Paris 9e, est un dramaturge français.

Biographie

Dans sa jeunesse, Barrière habitait un hôtel du Quartier latin réunissant tous les jeunes de l’époque, Édouard Plouvier, Théodore de Banville, Jean Duboys, Bataille et Henry Murger. Avant d’écrire pour le théâtre, il a été graveur-géographe au ministère de la Guerre à la commission mixte des travaux publics réunissant officiers du génie et ingénieurs civils, pendant dix ans. Tenté par le démon de la scène, il a composé, en dérobant quelques heures à son travail de bureau, Rosière et Nourrice, une petite comédie d’abord donnée au théâtre Beaumarchais et ensuite passée au répertoire du théâtre du Palais-Royal. Encouragé par ce succès, il a suivi sa vocation et a donné au théâtre, seul ou en collaboration, un grand nombre de drames et de vaudevilles, dont plusieurs ont obtenu un grand succès.

Avec pour principaux collaborateurs Henry Murger, Victorien Sardou, Ernest Capendu, Lambert-Thiboust, il n’a pas tardé pas à devenir un véritable « chef de collaboration », dans la mesure où toutes les pièces où il a eu des associés portent son cachet, affirment son individualité. Malgré la vingtaine de collaborateurs qu’il a eu, il est reconnaissable à des signes infaillibles dans tout ce qu’il a signé. Il avait une griffe particulière, une manière à lui qui défiait la contrefaçon, l’imitation. Il n’y avait pas d’erreur possible.

Il a eu part à la Vie de Bohême tiré du livre d’Henry Murger, jouée en 1848, au théâtre des Variétés, avec grand succès. Au nombre des autres grands succès qu’il a obtenus, les Filles de Marbre, espèce de contrepartie opposée à la Dame aux Camélias, œuvre peu commune satire hardie et sanglante de la galanterie à la mode, pleine d’esprit et de verve, dramatique au plus haut point, et les Faux Bonshommes, où a paru le fameux personnage Dégenais, qui se retrouve dans les Parisiens, autre satire assez vive des mœurs de l’époque, et qui incarne peut-être l’auteur même. L’effet de cette dernière comédie, qui a fait sensation, a été immense. Tous les personnages de cette pièce, qu’on peut regarder comme un véritable événement littéraire sont devenus populaires. Les Faux Bonshommes ont été joués deux cents fois, repris au Vaudeville, repris au Gymnase, et toujours avec le même succès.

Texte: “Théodore Barrière”, de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sous licence CC BY-SA 4.0. Dates et faits : Wikidata.

Collection

Livres de Théodore Barrière

1 livre